04 août 2007
END
J'ai toujours estimé - mais je vous l'ai bien caché, pas vrai - qu'un mauvais changement vaut mieux qu'une stagnation médiocre. Et vu que le mieux ne peut être garanti...
En gros, pour arrêter de tourner autour du pot, je change de blog.
[Ça ne sera que mon 4ème en deux ans et demie. Quoi.]
C'est ici désormais que ceux qui le désirent pourront suivre mes palpitantes aventures.
27 juillet 2007
QUELQUES JOURS - ÉGYPTE - GRAND VOYAGE
Quelques jours
Les mauvais jours se suivent, se ressemblent et s'assemblent depuis le 30 juin, à quelques exceptions près.
Le
23 juillet, je suis allée en Ardèche dans la famille, mon oncle est
venu me chercher à la gare, il ne m'a pas reconnue de suite et j'ai mis
encore plus de temps à le repérer malgré ses grands signes.
Le 24 juillet, le soir, j'ai regardé Alexandre
à la télé, un film un peu rebelle qui ne se laisse pas facilement
regarder et qui vaut surtout pour la présence du beau visage de Jared
Leto dans le paysage.
Le 25 juillet, j'ai trouvé dans le salon une
cassette à écouter, et la peur d'être surprise en train de sautiller
m'a empêchée d'en profiter comme je l'aurais souhaité. Pieds,
chevilles, jambes, hanches, buste frustrés, j'ai tourné en rond
sobrement malgré le rythme qui montait du sol et auquel brulaient de
réagir les membres susnommés.
Cette nuit, juste avant le réveil,
j'ai fait probablement l'un des plus beaux rêves de ma vie, un rêve
plein de mutilations dues à Nip Tuck que je me suis laissée aller à
regarder hier soir. Je rencontrais un alchimiste - je rencontre assez
souvent des mages ou des alchimistes dans mes rêves, et ce sont
toujours d'excellents rêves - on faisait des trucs incroyables et je l'aimais d'une manière totale, indépendante des classifications sentimentales. Ce matin, retour à la réalité, mais je garde ce rêve
en tête, et j'en profite pour me rappeler des autres histoire pour me
remonter le moral. Je rêve parfois de choses tellement belles, et
tellement sorties de nulle part à première vue, que je soupçonne mon cerveau de compatir à ma peine et de produire tout ça dans l'unique but
de me faire plaisir. J'irais presque jusqu'à l'apprécier, le pauvre, c'est dire.
Égypte
Je lis Le Livre des Morts en ce moment, c'est pas mal. Extrêmement concret. Le matériel occupe là-dedans une position que certains jugeraient indignes, mais qui me plait. Ça me rappelle des discussions que j'ai eues où d'aucuns avançaient qu'on ne peut pas mélanger profane et sacré. Ben voyons, tu le sors d'où ton symbole sacré, du néant, de l'inexistant? Le dromigeat sacré. La gunhidse sacrée. Le nœud d'Isis sacré, l'œil sacré, de suite, ç'a plus de classe. Le côté profane du sacré dont ce dernier est issu a quelque chose de fascinant. Quand on lit des livres sur la religion égyptienne, celle-ci est présentée comme ayant fait partie intégrante de chaque instant de la vie des Égyptiens. Alors oui, certes, pour ce que j'en sais c'est pas moi qui vais me permettre de dire le contraire (de toute façon c'est le cas de toutes les religions à une époque ou une autre de leur existence). Mais bref, ce que je veux dire, c'est que, soit les livres eux-mêmes nous présentent les choses de la sorte, soit on de l'imagine tout seul comme un grand idéaliste forcené, mais à chaque fois les braves gens de l'époque apparaissent comme des êtres nobles, spirituellement élevés, supérieurement lucides sur le sens de la vie.
Dans le livre (très recommandable) que je lis qui est de Guy Rachet, il n'est fait nulle mention de ce genre de choses, mais c'est marquant chez Marion Zimmer Bradley dans ses Dames du Lac par exemple (j'ai bien aimé, cela dit, même si avec du recul je lui reconnais une tendance marquée pour la nunucherie). Tous les personnages, même les plus vils, sont d'une noblesse irréelle. Comme si le beaufisme et la médiocrité étaient inhérents à notre seule époque et n'avaient jamais existé. Pourtant c'est touchant d'imaginer la petite famille égyptienne antique moyenne, avec crises d'ados, claquages de portes, rouspétage parce que le petit veut pas finir son assiette. Des relents d'humanité se font parfois sentir dans les livres de fictions sur le passé mais ça reste globalement bien trop idéalisé, ou alors c'est de l'ordre du mièvre. Exemple = Jeanne Bourrin qui, dirais-je, porte bien son nom, la mauvaise. La chambre des dames, roman sur le Moyen Âge, est effroyable.
C'est tellement fascinant d'imaginer que d'autres petits humains aient pu avoir la même vie, fondamentalement je veux dire, et ce mis à part quelques extrêmes, que moi-même. Les mêmes soucis de gens, les grands questionnements à deux balles, ou pas, partagés par des milliards de personnes qui ne font pas que vivre en société selon leur culture, leur religion, leur époque, etc, mais dépassent et dépasseront toujours et partout les groupes, à différents degrés.
Grand voyage
Je me disais aussi, récemment, que le réchauffement climatique c'est vraiment dramatique, sauf que ça on a l'habitude, mais que c'est aussi extraordinaire, car concrètement, même si ça me plait de faire quelques efforts écolos de base, même si ça me met réellement en colère de voir le rienàfoutrisme global dans lequel on patauge allègrement malgré une vague prise de conscience récente, eh ben, je trouve ça extraordinaire. D'un côté tout ça est motivé par quelque chose d'objectif, totalement, on sait bien qu'on est dans la merde absolue à ce niveau-là, c'est prouvé, reprouvé depuis des années, mais malgré tout, quand, en 999, il a fallu passer à l'an mil, tout le monde était convaincu que ce serait la fin du monde. C'était motivé différemment, certes, mais c'était admis, considéré comme raisonnable de la même manière qu'est considérée comme raisonnable notre inquiétude pour l'environnement.
Dans un autre ordre d'idée je me suis dit aussi que la colonisation d'une autre planète par l'homme ne s'avère plus être une hypothèse complètement absurde, insensée, loufoque, inconcevable. Alors c'est à peu près sûr qu'on va tous se retrouver drôlement mal à cause du réchauffement climatique. Des centaines d'espèces vont y rester, des millions de gens crever encore plus que quand ils crevaient déjà et ça m'attriste sincèrement. Mais, au-delà de la peine et du dégoût que cela m'inspire pour notre misérable espèce de demeurés congénitaux, quelque chose m'attire, un changement radical, que je ne verrai peut-être pas. C'est ouf, c'est de la SF, mais il va bien falloir qu'on y arrive un jour: on peut éviter que les choses continuent de se dégrader mais on ne fera jamais marche arrière. Et quand on aura élaboré et mis en œuvre toutes les solutions possibles et imaginables pour le maintien de la population humaine sur Terre, et que celle-ci sera quand même esquichée dans sa limite ultime, il faudra bien envisager d'aller faire chier le monde, encore, toujours, mais Ailleurs. Un Ailleurs avec une majuscule, un nouveau monde, un vrai quoi, comme en 1492.
Je serai surement morte depuis belle lurette quand un projet de ce genre naîtra, ou alors, pire (quoique), je serai surement trop vieille pour faire partie des colons. Horreur ! Remarquez, ils auront peut-être besoin de vieux pour transmettre les savoirs ancestraux, hein, hein? Oui parce que, bien entendu, et quoi qu'il m'en coûte, je serais la première à bondir, telle un cabri hystérique, dans la fucking navette qui m'emmènerait faire la niaise dans les étoiles. C'est un vertige qui me donne envie de hurler de rire et pleurer à la fois, un vertige qui donne envie de vivre. Non pas parce que la vie c'est chouette, beau, fun, mais parce qu'elle est trop vaste, et toute mon immense curiosité (qui constitue l'essentiel de mon énergie vitale) ne pourra jamais être lassée, sera toujours trop minuscule pour parvenir à englober le grand univers lumineux et sombre.
11 juin 2007
SCÈNE
Etrange, j'entends souvent dire qu'il faut être sincère & généreux quand on monte sur scène. Alors que c'est le lieu le plus artificiel et le plus narcissique de toute vie sociale. Ce qui en fait son charme d'ailleurs, on est suffisamment sincère et généreux dans la vie de tous les jours, quel besoin peut-on avoir de s'exhiber ?
Mauvaise foi. Ou comment transformer des sentiments qu'on ne veut pas s'avouer.
J'aime être dans la lumière, maquillée et différente. J'ai rien à prouver. Je ressens pas l'envie pulsionnelle de démontrer au monde entier ce que je suis. Je ne suis pas moi-même et ce n'est pas moi qu'on aime, évidemment, et je m'en fous. Non, en réalité, ça me ravit. C'est un amour du Jeu, du "pour de faux", partagé entre toutes les personnes présentes, dans le public comme sur scène. Ou sinon, pourquoi jouer si l'on n'aime pas jouer?
23 mai 2007
1.PRODUCTIVITÉ / 2.PROMISCUITÉ
Tout d'abord, je dois informer le lectorat qu'une deuxième portée de hamsters russes (particulièrement bien infiltrés dans la litière, ceux-là, comparés aux autres qui avaient plutôt tendance à ne pas s'enterrer) a suivi de près la première: 8 bébés cette fois-ci. 7 petits presque-blancs, et un brun. Deux raisons à cet empressement et à ce nombre selon moi : d'une part, un rapide calcul révèle que les parents - que nous avons séparés plus tôt, cette fois - ont conçu la portée pendant le retour de couches de la mère. Alors je ne sais pas si ça existe vraiment chez les hamsters, mais on peut supposer qu'elle est plus fertile juste après avoir mis bas. Ensuite, bien sûr, la mère est plus expérimentée, elle s'occupe donc mieux de ses bébés qui peuvent tous parvenir à un certain âge, ne mourant pas deux jours après la naissance. Voici quelques images : 

Eh ben, ce matin, en arrivant devant la cage, je vois deux petits s'acharner - sans doute pour de la bouffe, mais ils en ont assez; enfin, pour les hamsters c'est vrai aussi, la graine est toujours plus dorée entre les dents du voisin - sur un troisième. Je vais pour les séparer quand je vois le pelage blanc de la petite victime maculé de sang. Les bébés n'ont pas pour habitude d'être agressifs comme peuvent l'être les adultes, aussi j'observe. En réalité, ils ne se battent pas. Il ne reste qu'un vague tissu déchiqueté et sanguinolent de la tête du bébé attaqué. Je ne peux pas dire que ça me fasse de la peine, je trouve mes hamsters adorables mais je n'y suis pas sérieusement attachée ; mais tomber là-dessus au réveil c'est un peu rude.
J'imagine que la mère l'a tué - car le meurtre ne vient jamais des petits, surtout quand ils sont aussi minuscules - car elle trouvait la cage trop petite pour toute sa famille. Ah ben oui cocotte, mais les marmousets ils sont pas sevrés et t'occupes déjà la plus grande cage disponible... Bref, je vais les laisser dévorer le petit pour nettoyer comme il se doit, logiquement il ne devrait rien en rester. Tous sont en pleine santé, alors je me demande - je ferai le compte quand ce sera terminé - lequel a été sacrifié.
19 mai 2007
SM [...]
Parce qu'il n'y a pas de mal à se faire du mal.
15 mai 2007
BIBLE FIGHT
Pour se battre dans la peau d'un personnage biblique contre d'autres personnages bibliques avec des tas de supers pouvoirs bibliques dans des décors bibliques, c'est ici.
07 mai 2007
L'IMPORTANT C'EST LA SANTÉ
Ma flemme c'est ma vie, mes baîllements intempestifs sont une marque de fabrique, il me paraît normal de ne jamais rester debout dans le bus, de me cogner dans les meubles et d'avoir des maux de tête quand je grimpe les escaliers, ce depuis à peu près 7 ans.
En fait ça l'est pas. D'une part parce que c'est pas la norme. Les autres gens, dans l'ensemble, ne vivent pas comme ça. Ça les dérange pas de rester debout dans le bus, ils passent pas leur temps avachis partout où ils vont, ils sont pas crevés en permanence même en mangeant bien, en ayant un bon rythme de vie, en dormant comme il faut.
D'autre part, et c'est quand même ce qui me semble le plus important : c'est pas moi. J'ai intégré (en 7 ans, j'ai eu le temps...) une composante dans ma personnalité, la Fatigue. Et en fait, c'est bien plus qu'un symbole de rébellion anti-système travailliste, ce que je croyais au début. Ça me pourrit à peu près l'existence. C'est pas évident de se rendre compte qu'on a un truc qui cloche : on se trouve des excuses, on se donne un genre...
J'ai souvent parlé de ma fatigue aux docteurs, ils m'ont prescrit des ketrus qui ne marchaient pas, des vitamines, des médocs pour mieux dormir, des conseils diététiques. J'y ai jamais cru et ça n'a, de fait, jamais rien résolu. Ceci étant, ça n'était pas de leur faute : ce qui m'apparaît étrange aujourd'hui, c'est que je n'aie jamais songé à leur parler de mes vertiges à l'effort. Je crois qu'ils me sont devenus tellement habituels que je les trouvais normaux, je pensais, "je suis une petite nature, j'ai été trop gâtée, je suis pas courageuse". C'est la doctoresse que je consulte qui a pris ma tension et constaté mon lamentable 9.6... Elle me demande simplement : "Tu as des vertiges?" Et je réponds : "Hé oui !". Magique.
Et c'est con à dire, mais pour la première fois depuis toutes ces années, je crois que ma vie va changer; que je vais rme Réveiller. Grâce à un traitement. Espoir, impatience !
28 avril 2007
MERVEILLE ! PRINTEMPS ! LIFE !
Belle surprise aujourd'hui.
Mon petit couple de hamsters russes, alors que je les pensais homos ou stériles, et n'étant pas sûre à 100% de leur sexe, a Procréé.
Ils sont ensemble depuis des mois et rien, jusqu'alors, n'était advenu.
Et puis là, avec émerveillement, j'ai découvert une ravissante portée, en forme, qui doit bien être âgée d'une semaine voire deux. Les parents poules nous avaient bien caché la chose en tout cas... Les petits sortent rarement, restent enfouis sous leur sopalin, et quand ils mettent un bout de museau dehors, la petite mère les attrappe par la peau du cul et retour au bercail.
C'est adorable.
Petits êtres fragiles, vifs et sérieux, qui s'efforcent de mener dignement leurs existences.
31 mars 2007
PHILIPPE KATERINE
L'autre coup, il m'a énervée.
Passe encore qu'il aille faire le con à la Star Ac'.
Passe encore qu'il écrive des chansons chiantes pour avoir l'air punk.
Jusqu'à présent j'avais rien contre lui, Je suis dans la merde et je vous emmerde j'aimais bien, franchement, même si celle qui passe souvent et qui ressemble à rien (Louxor ceci cela) me gave.
Mais alors l'autre coup !
J'y viens.
C'était dans le Grand Journal de Canal +, je crois, qu'il parlait de son nouvel album, ou d'un nouveau single, 'fin bref d'une nouvelle chanson dont voici le sujet: un mec se balade, voit une blonde de dos dans la rue, va pour la draguer et quand la meuf se retourne, il s'aperçoit que c'est Marine Le Pen et du coup, il est dégoûté. Alors moi, très basique, je me dis, "bah quoi il la trouve si moche que ça Marine Le Pen ?" Ben en fait c'est pas du tout le sens profond de la chanson. Le sens profond, c'est la Contestation Politique de l'Exrême Droite. Voilà ce qui m'énerve dans l'histoire:
1 . Le fait que certains chanteurs s'octroient l'étiquette de chanteurs engagés alors que la prise de risque est minime. Si le FN vient au pouvoir (j'y crois pas mais cette hypothèse n'est malheureusement pas à exclure...) je me demande si Katerine fera toujours le mariole. C'est facile pour tout le monde de se complaire dans un discours consensuel que tout le monde ne peut qu'approuver. Ça rigole un bon coup, ha ha elle est marrante cette chanson, ha ha le FN c'est Mal, et personne se mouille en fait.
2 . L'habitude de critiquer facilement, sans argument, qui conduit à ne plus savoir pourquoi on critique, qui conduit à trouver finalement que Le Pen, il est pas si grave, parce qu'on sait même plus ce qu'il raconte, parce que les critiques se vautrent dans la facilité et dans l'habitude, parce que les critiques qui lui sont adressées n'ont plus de réelle teneur. C'est inquiétant au plus haut point. Pas pour Katerine, pas pour les intellos, mais pour le commun des Mortels.Y'a des tas de gens qui vont voter Le Pen parce que son discours apparent a changé, parce qu'il se donne une image plus moderne en dissimulant avec plus ou moins d'habileté le fond de sa pensée, et parce que les vraies critiques se taisent petit à petit, noyées dans l'habitude de se foutre de la gueule de quelqu'un sans plus savoir pourquoi.
3 . Et puis, sans vouloir adhérer au discours de victime du système de ce pauvre rebelle incompris, faut quand même avouer que se moquer d'une personne, aussi pourrie soit-elle, alors qu'on a tout le petit monde de la bien-pensance (ne voyez rien de foncièrement péjoratif dans cette expression, j'estime y appartenir aussi, quelque part, que je le veuille ou non) de son côté, ben c'est Pas Cool.
4 . D'un point de vue strictement artistique, la chanson aurait eu beaucoup plus d'intérêt si elle avait porté sur le physique de Marine Le Pen. "Marine Le Pen, ouh, t'es moche" Ça servirait vraiment à rien, ça serait plus drôle...
27 mars 2007
KAROLINA GRUSZKA
Elle joue dans Inland Empire et je la trouve absolument ravissante.
La voici.
Elle a rejoint ma Liste de Femmes Relativement Célèbres Que Je Trouve Superbes / Fort Charmantes:
Diane Kruger
Aishwarya Rai
Helena Bonham Carter
Eva Green
Scarlett Johansson
Kirsten Dunst
Gong Li
Ingrid Bergman
Hilary Swank
Marina Hands




